L'Union, 10 juin 1999
"Pas touche terre" touche au sublime. une perfection de tendresse et de
poésie, d'humour apprécié tant par les enfants que par les adultes.
L'Humanité, 26 juillet 1999
...même si elles témoignent d'une maîtrise époustouflante dans les
voltés et les portés, les figures ne relèvent jamais de la
démonstration et contribuent subtilement à la fiction tendre, riche
d'humour et d'allégresse joueuse. Il y a de surcroît, dans le travail
des deux comédiens acrobates une telle générosité qu'ils gagnent tout
naturellement la complicité du public. Il y a, oui, une grâce
particulière dans ce spectacle, celle qui naît de l'alliance étudiée de
la technique et de la sensibilité...
La Dépêche du Midi, 11 septembre 1999
Un petit bijou de spectacle.. la forme est aussi originale que le
contenu.
Les arts du cirque en France en l'an 2000, chroniques de l'AFAA, N°28
Jean Michel Guy
... Pas touche terre est la toute première oeuvre théâtrale utilisant
exclusivement l'acrobatie, et d'une manière si naturelle qu'on ne la
voit plus. Ce qu'on perçoit ce sont des sentiments portés au paroxysme
par l'engagement physique. la pièce commence légère comme un jeu
d'enfants, puis glisse progressivement du marivaudage à une
représentation quasi mystique de la grâce. (...) Tels des derviches
tourneurs, Rémy Balagué et Babeth Gros, debout en équilibre sur ses
épaules, la tête dans les étoiles, tournoient dans nos mémoires pour
l'éternité.
Libération, 18 juillet 2001
"Pas touche terre" avec légèreté
... Pas touche terre est une variation muette, réunissant deux
acrobates et trois musiciens, d'une intelligence et d'une finesse
saisissantes. En à peine plus d'une heure, les comédiens et l'ensemble
musical fabriquent de toutes pièces l'univers d'une relation naissante.
A partir de rien, car la scène quasi vide, juste occupé par le cube et
la perche. Cette économie de moyens est sans nul doute à la source de
la poétique ici distendue: mêlant le cirque au théâtre, le mime à la
musique et au chant, les deux personnages déploient une énergie
subtile, occupent harmonieusement l'espace et parviennent à donner vie
à leur rencontre, sans mièvrerie...
Aden, le Monde, du 4 au 10 juillet 2001
Au dessus du vide, deux coeurs en équilibre
... Entre tension et légèreté, humour et gravité, ils se laissent
guider par un mouvement instinctif, esquissant toute une série de
figures amoureuses. Il y a cette main tendue de l'homme, pouce dressé
vers le ciel, comme pour fraterniser. Un geste qui ne reçoit évidemment
aucune réponse de la femme, dont le langage est tout différent. Mais
quand, après une série de péripéties, leurs lèvres se rejoignent
presque inopinément, c'est un hurlement de joie unanime qui jaillit des
gradins. Car on suit presque malgré soi ces parcours bizarres, cette
déroutante sinuosité des sentiments qui s'inscrit ici dans les
corps.(...) Pas facile de créer un spectacle autour de la rencontre
amoureuse. Pourtant ici, la simplicité et la délicatesse font mouche...
Le Monde, 5-6 août 2001
Gymnastique des sentiments
... Jamais lassés, jamais lassants. Ils savent jouer les alternances
rythmiques. S'observer sous tous les angles avant l'assaut. Traverser
les genres sans en avoir l'air, passant du cirque au mime, et de la
danse à la pure gymnastique des sentiments...